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📸 Portraits d’Astrophotographes

Mis à jour le 03 août 2026

Portrait d'Astrophotographe - Jean-Baptiste Auroux

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Présentation

Dans le monde de l’astronomie amateur et de l’astrophotographie, il y a des noms qui traversent les années. Des références que l’on connaît depuis longtemps, et qui continuent d’accompagner celles et ceux qui découvrent la discipline aujourd’hui. Jean-Baptiste Auroux fait incontestablement partie de ces figures-là. Que vous soyez passionné depuis des décennies ou fraîchement arrivé dans le milieu, il est peu probable que vous n’ayez jamais croisé son nom. À travers son site Photon Millenium, sa chaîne YouTube, ses images ou ses contributions pédagogiques, Jean-Baptiste est devenu au fil du temps une référence incontournable, aux côtés de personnalités comme Thierry Legault ou Jean-Luc Dauvergne.

C’est donc avec un réel plaisir, et une certaine fierté, qu’Optique Unterlinden met aujourd’hui en lumière son travail. Car au-delà de la qualité de ses images, Jean-Baptiste incarne une vision exigeante et profondément respectueuse de l’astronomie, où la rigueur scientifique, la maîtrise technique et le plaisir de transmettre avancent toujours ensemble. Son histoire avec le ciel commence très tôt. Dès l’enfance, il se passionne pour les grandes épopées spatiales et les premières images de mondes lointains.

Cette fascination initiale se transforme rapidement en pratique concrète, avec l’observation de la Lune aux jumelles, puis ses premiers pas au télescope, entre dessin planétaire et photographie argentique. Sa formation s’est construite au contact de mentors passionnés, au club de Saint-Avertin et à la Société Astronomique de France, avant d’être renforcée par un cursus à l’Observatoire de Paris

Cette double approche, à la fois technique et scientifique, l’a naturellement conduit vers l’astrophotographie, qu’il pratique aujourd’hui de manière intensive depuis plus de dix ans. Reconnu par ses pairs, il reçoit en 2021 le prix Julien Saget décerné par la Société Astronomique de France, une distinction qui vient saluer la qualité et la constance de son travail. Depuis 2023, il fait également partie de la Team Ouranos, un collectif animé par une même exigence de finesse, de réalisme et de respect du signal. Mais ce qui caractérise sans doute le mieux Jean-Baptiste Auroux, c’est son engagement dans la transmission.

Convaincu que l’astronomie est un formidable vecteur de culture scientifique, il partage depuis plusieurs années son savoir à travers des tutoriels, des conférences et de nombreux contenus pédagogiques. Son site et sa chaîne YouTube sont aujourd’hui des ressources précieuses pour toute une génération d’astronomes amateurs. Habiter Paris n’a jamais été un frein à sa pratique. Bien au contraire. Jean-Baptiste démontre qu’avec de la patience, de la méthode et une excellente maîtrise technique, il est possible de produire des images de grande qualité, même depuis un environnement urbain.

Son matériel #OU

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Pour l’image mise à l’honneur cette semaine, Jean-Baptiste s’appuie sur une configuration orientée vers la finesse du signal et la précision du suivi, deux éléments indispensables pour capturer des objets exigeants. L’instrument principal est une lunette Takahashi TSA-102, reconnue pour sa qualité optique et sa capacité à restituer des structures très faibles avec une grande neutralité.

Elle est associée à une caméra ZWO ASI 2600MM Pro, un capteur CMOS moderne qui lui a permis de franchir un cap décisif en sensibilité en 2024, notamment sur des cibles à très faible émission. L’ensemble repose sur une monture Sky-Watcher AZ-EQ6, garantissant stabilité et précision sur des poses longues répétées sur de nombreuses nuits. Pour le pilotage et l’automatisation, Jean-Baptiste utilise le logiciel N.I.N.A, accompagné de plusieurs accessoires Pegasus Astro destinés à sécuriser la mise au point, l’alimentation et la rotation du champ. Côté planétaire, il dispose également d’un second setup dominé par l’impressionnant Mewlon 250, mais c’est bien le ciel profond qui nous occupe ici !

🔭 Lunette Takahashi TSA-102https://optiqueunterlinden.short.gy/tsa120

🎥 Caméra ZWO ASI2600MM Prohttps://optiqueunterlinden.short.gy/2600mm

⚙️ Monture Sky-Watcher AZ-EQ6https://optiqueunterlinden.short.gy/azeq6

📡 Boîtier de contrôle Pegasus Astro Ultimate Powerboxhttps://optiqueunterlinden.short.gy/upb

Photo de la semaine Facebook : Mercredi 28 janvier 2026

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Légende : La nébuleuse MPW1

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Intitulée « MWP1 : l’énigme de la nébuleuse de Mathusalem », l’image présentée cette semaine met en lumière un objet aussi fascinant que redoutable. MWP1 est une nébuleuse planétaire extrêmement peu imagée, principalement en raison de sa très faible luminosité, qui la réserve aux astrophotographes les plus patients et les plus motivés. Découverte tardivement en 1993 lors d’études de sources X, elle se situe dans la constellation du Cygne.

Sa particularité majeure réside dans son âge exceptionnellement avancé et dans son extension gigantesque, qui lui ont valu son surnom évocateur de « nébuleuse de Mathusalem ». Jean-Baptiste a consacré de nombreuses nuits à l’acquisition de cette image, profitant de plusieurs périodes sans Lune sous un ciel corse d’une grande transparence. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont poussé à faire évoluer son équipement vers un capteur CMOS plus sensible, le signal OIII de MWP1 étant extrêmement ténu.

Même avec des poses unitaires de 300 secondes, le signal reste à peine perceptible sur les brutes individuelles. Ce n’est qu’après l’empilement et un traitement particulièrement soigné que les structures délicates de la nébuleuse émergent réellement. À proximité immédiate de MWP1 se cache une autre nébuleuse planétaire, beaucoup plus discrète encore. 

Découverte en 2009 par l’astronome amateur Filipe Alves alors qu’il photographiait cette même région, elle apparaît comme une petite bulle circulaire classique, très faiblement lumineuse et difficilement détectable même sur des poses longues en Hα ou en OIII. L’image proposée ici permet de percevoir la richesse de cette zone du ciel, où cohabitent des objets à des stades d’évolution très différents. Les structures de MWP1, largement étirées et diffuses, contrastent fortement avec la compacité et la douceur de sa voisine, offrant une lecture visuelle particulièrement intéressante.

Exifs :

  • Hα : 130x300s soit 10h50
  • OIII : 145x300s soit 12h05
  • LRGB : 12x300s par filtre soit 4h

Total : 26h55min

Traitement : Photoshop, PixInsight

Avec cette image, Jean-Baptiste Auroux démontre une nouvelle fois ce qui fait la force de son travail : une maîtrise technique solide, une exigence scientifique constante et une patience hors norme. Au-delà de la performance, cette image raconte surtout une démarche. Celle d’un astrophotographe qui prend le temps, qui accepte la difficulté et qui cherche à révéler des objets rarement montrés, sans jamais trahir le signal ni la nature physique des cibles. Une photographie exigeante, mais profondément inspirante, qui rappelle que certaines merveilles du ciel ne se livrent qu’à ceux qui savent attendre.

Sites et réseaux sociaux de Jean-Baptiste Auroux

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