Portrait d'Astrophotographe - Richard Galli

Catégories : Portraits d'Astrophotographes
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Présentation

Nous avons la chance de compter, dans nos locaux, de véritables pointures. Et nous n’en sommes pas peu fiers. Cette semaine, nous souhaitions mettre à l’honneur l’un des piliers de notre atelier optique, et l’un de nos plus anciens techniciens : Richard Galli. Vous le connaissez sans doute déjà, car on peut le dire sans hésiter, il s’est forgé au fil des années une place solide et reconnue dans le milieu de l’astronomie amateur. Son histoire avec le ciel commence pourtant bien loin des écrans et des logiciels. Richard observe depuis l’âge de 15 ans, « il y a longtemps », comme il le dit lui-même avec humour. Des centaines de nuits passées dans les Vosges, au Champ du Feu ou ailleurs, à pratiquer une astronomie patiente et exigeante, en traversant toutes les grandes étapes de l’imagerie : de l’argentique à l’APN, puis au CCD.
Une progression naturelle, nourrie par le terrain, l’expérience et une analyse toujours très fine du signal. Cette passion devient peu à peu son métier. Un tournant majeur s’opère en 2014, lorsqu’il installe avec l’APO Team une lunette TOA-150 au Chili, en téléopération. Une aventure à la fois humaine et technique, qui marquera durablement sa vision de l’astronomie et de l’imagerie. Depuis, son regard sur le ciel est autant celui d’un observateur que d’un analyste, attentif au moindre détail, au moindre écart, à la moindre incohérence. Richard est aujourd’hui une référence discrète mais incontournable. Il fait partie de ces experts que l’on reconnaît à la justesse de leurs diagnostics, à la précision de leurs conseils et à la finesse de leurs analyses, bien plus qu’au volume de leurs publications.
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C’est donc avec un clin d’œil assumé, mais surtout avec beaucoup de respect, qu’Optique Unterlinden met cette semaine en lumière le travail de Richard Galli. Une façon de rappeler que derrière les grandes images, il y a aussi des regards affûtés, façonnés par l’expérience, la curiosité et une immense rigueur.
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Son matériel #OU

Pour l’image présentée cette semaine, Richard a volontairement opté pour une configuration légère, presque minimaliste, mais parfaitement adaptée au contexte et à l’intention. Il a travaillé avec un objectif grand angle de 23mm monté sur un boîtier moyen format modifié. Un couple particulièrement intéressant pour explorer de vastes portions du ciel austral, avec une finesse et une profondeur difficile à obtenir autrement. 
L’ensemble repose sur une monture Sky-Watcher Star Adventurer GTi, idéale pour ce type de projet nomade et improvisé. Aucun filtre ici. Richard a choisi de capter le ciel tel qu’il se présentait, profitant pleinement de la transparence exceptionnelle du ciel chilien. Une approche directe, presque instinctive, fidèle à son rapport au signal et à l’image.
⚙️ Monture Sky-Watcher Star Adventurer GTi ➔ https://unterlinden.short.gy/swsagti
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Légende : "Qu'y a t'il sous Orion ?"
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Intitulée « Qu’y a-t-il sous Orion ? », l’image mise à l’honneur cette semaine a été réalisée sur place, au SPACEOBS d’Alain Maury, à San Pedro de Atacama, au Chili. Richard se trouvait sur place avec l’APO Team pour une mission de maintenance de leur coupole, dont l’électronique rencontrait quelques soucis. Maintenance le jour, et, une fois la nuit tombée, place aux prises de vue avec les petits setups emportés pour l’occasion. L’absence de Lune et la qualité du ciel rendaient l’opportunité trop belle pour ne pas tenter quelque chose. 
Après avoir réalisé des images plus classiques au téléobjectif, il restait un peu de temps en fin de nuit. En regardant Orion se lever, une idée s’impose : il y a décidément beaucoup à voir sous cette constellation emblématique, bien plus que ce que l’on peut observer depuis nos latitudes françaises. Malgré la fatigue, l’envie d’explorer l’emporte. Le cadrage est gourmand, expérimental, non prémédité. Avec un 23mm sur un capteur moyen format, le champ est immense… mais pas encore suffisant pour tout contenir. Richard le dit lui-même avec le sourire : à refaire avec un 20mm.
On y retrouve, à gauche d’Orion, les régions bien connues du Cône et de la Rosette. Plus bas, IC2177, la Mouette, marque à peu près la limite de ce que l’on peut espérer observer depuis la France. Et au-delà, apparaissent les grandes nébuleuses Gum de la constellation des Voiles, la Carène, et de vastes zones poussiéreuses souvent insoupçonnées sur les brutes. La pose totale reste modeste, un peu plus d’une heure seulement. Mais la transparence du ciel chilien et le traitement fin réalisé par Thierry Demange ont permis de révéler une richesse insoupçonnée dans ce champ spectaculaire.
Exifs :
  • 147 poses de 30 secondes

Total : 1h13min30sec

TraitementPhotoshop et outils complémentaires
Avec cette image, Richard Galli illustre parfaitement ce qui fait la force de sa démarche. Une capacité à saisir l’instant, à exploiter les conditions lorsqu’elles se présentent, et à tirer le meilleur d’un signal, même lorsque le temps de pose est limité. Plus qu’une simple photographie, cette image raconte une manière de voir le ciel. Large, curieuse, exigeante, toujours attentive aux détails que l’on ne remarque pas au premier regard. Une approche qui résume bien notre Richard, tout simplement.

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